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Les attentes du milieu et l’unanimité régionale sont reconnues par le gouvernement

La gestion durable du lac Saint-Jean est primordiale

Le gouvernement à l’écoute des Jeannois

Après avoir donné un mandat au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) le 5 octobre dernier, le ministre du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques retire celui-ci de façon à permettre à toutes les parties prenantes de s’entendre sur un mode de gestion qui prendra en compte les préoccupations du milieu Jeannois.

Un article de Louis Tremblay de l’édition 22 octobre 2016 du journal Le Quotidien et intitulé Lac Saint-Jean : Heurtel suspend le travail du BAPE, fait le point sur le revirement de situation au sujet de la procédure environnementale du programme de stabilisation des berges du lac Saint-Jean 2017-2016. «La décision de mettre en place un forum d’échanges et de proposer une démarche préalable au BAPE est directement en réponse aux demandes du milieu. Le gouvernement est à l’écoute. Le gouvernement souhaite laisser cours aux discussions entre l’entreprise (RTA) et les parties prenantes et il est déterminé à favoriser la conciliation des usages par l’accompagnement qu’il met en place…»

Le comité des parties prenantes fait ses devoirs de représentation du milieu

À la suite des séances d’information animées par le BAPE le 6 septembre à Saint-Félicien et le 7 septembre à Alma, le comité des parties prenantes est unanime à proposer un nouveau mode de gestion durable du lac Saint-Jean.  L’ensemble des organisations formant le Comité des parties prenantes a fait officiellement une demande d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) auprès de M. Heurtel, ministre du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

À la suite de la décision de suspendre la procédure d’évaluation environnementale du programme de stabilisation des berges du lac Saint-Jean 2017-2016 jusqu’au 12 mai 2017, M. André Paradis, président du comité de suivi et porte-parole du comité des parties prenantes de la gestion durable du lac Saint-Jean, a fait parvenir une lettre au sous-ministre associé au Territoire pour lui indiquer que les représentants du milieu étaient prêts à participer aux discussions sur le mode de gestion durable du lac Saint-Jean, notre ressource collective , dans un esprit de pleine collaboration et sur la base des expériences vécues par les gens du milieu et du consensus unanime obtenu.

Voici en bref, les éléments de discussion que le comité de suivi de la gestion durable du lac Saint-Jean, formé des élus des trois MRC du Lac-Saint-Jean et de ceux de la Première Nation des Pekuakamiulnuatsh, s’engage à faire valoir auprès du comité du gouvernement chargé d’entendre les préoccupations du milieu et du futur mode de gestion du lac Saint-Jean.

Le vécu et l’expérience des Jeannois

Le milieu a fait le nécessaire pour atteindre un consensus et proposer un mode de gestion collectif. Cette connaissance repose sur le vécu et l’expérience des citoyens à l’égard de leur patrimoine collectif et nous sommes ouverts à dialoguer sur la base des principes du développement durable et d’une approche de gestion collective du lac Saint-Jean.

L’érosion des berges, une priorité

Nul doute que les intérêts de RTA sont à considérer, mais la prise en compte des enjeux collectifs permet d’envisager des préoccupations qui vont au-delà d’intérêts essentiellement privés. Le milieu est d’avis que l’érosion des berges du lac Saint-Jean demeure le problème prioritaire à solutionner et ce problème est indissociable de la gestion du niveau du lac Saint-Jean. L’érosion des berges affecte le potentiel récréatif et les activités récréotouristiques du lac Saint-Jean, elle affecte le milieu faunique et halieutique, elle impacte les infrastructures municipales et les propriétés riveraines. Les changements climatiques à prévoir nécessitent une approche préventive et proactive.

Le consensus unanime des parties prenantes repose sur cinq points cruciaux qui assureront une gestion participative du lac Saint-Jean, soient :

  • Le scénario de gestion des niveaux du lac et particulièrement la prise en compte du scénario de gestion des niveaux du lac Saint-Jean, un scénario unanime proposé par le milieu ;
  • Les droits et responsabilités à l’égard de cette ressource collective;
  • L’instauration d’une gouvernance démocratique et collective: ses rôles et responsabilités, ses principes de fonctionnement, ses ressources, etc..
  • Le développement durable et une planification intégrée des ressources pour l’ensemble du bassin du lac Saint-Jean. Rappelons que le milieu constate une artificialisation constante des berges du lac Saint-Jean et une plus grande vulnérabilité aux événements météo extrêmes, liées en partie aux changements climatiques.
  • Un meilleur équilibre dans la mise en valeur des différents potentiels du lac Saint-Jean et une meilleure prise en compte des droits et intérêts de la Première Nation des Pekuakamiulnuatsh.

La nécessité d’un mode de gestion durable du lac Saint-Jean

Trente ans après les premières audiences publiques sur un programme de stabilisation des berges, il est essentiel d’introduire un mode de gestion du lac Saint-Jean qui prend en compte l’ensemble de nos préoccupations, incluant les droits et intérêts de la Première Nation des Pekuakamiulnuatsh, et les nouvelles règles en gestion environnementale et en développement durable.

Enfin, comme le mentionnait M. Paradis lors d’une entrevue à l’émission L’heure de pointe sur les ondes de la radio de Radio-Canada au Saguenay-Lac-Saint-Jean le 24 octobre 2016, «Rio Tinto a tout à gagner de s’associer à sa communauté» et c’est dans un esprit d’ouverture à nos réalités régionales, qui se veulent durables, que doit se poursuivre le travail.

admin  /  28 octobre 2016