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La gestion durable du lac Saint-Jean : un consensus social soutenu par tous

dscn5625sDe façon unanime, les membres du Comité des parties prenantes demandent la tenue d’audiences publiques du BAPE en rapport avec le programme de stabilisation des berges du lac Saint-Jean 2017-2026 de Rio Tinto Alcan inc. Il s’agit là d’un événement historique qui démontre, hors de tout doute, que le milieu régional fait consensus dans le but de proposer de nouvelles façons de faire pour que la gestion du lac Saint-Jean réponde aux enjeux collectifs, et non seulement aux objectifs financiers du détenteur des droits d’exploitation du potentiel hydroélectrique.

Le milieu est unanime sur la gestion durable de notre lac

La proposition du milieu est claire, soit une nouvelle gouvernance de cette ressource naturelle particulière à la région, par la création d’une commission de gestion durable du lac Saint-Jean. Cette gouvernance s’appuierait sur une meilleure prise en compte de l’ensemble des besoins de la collectivité, une participation accrue des utilisateurs à la gestion de cette ressource et une plus grande transparence et imputabilité. Les niveaux du lac Saint-Jean doivent convenir aux besoins de RTA mais aussi à ceux de notre collectivité. Considérant les expériences vécues par les citoyens et utilisateurs de ce territoire collectif, le modèle actuel de gestion apparaît désuet en 2016 et il est requis de le cadrer dans une perspective de développement durable. Le Comité des parties prenantes est déterminé à faire la démonstration que cette gouvernance collective et démocratique doit être à la base de la mise en place d’un nouveau cadre de gestion durable du lac Saint-Jean.

Cinq éléments clés

La demande unanime des parties prenantes de tenir des audiences publiques du BAPE cible cinq éléments. Le premier étant le scénario de gestion des niveaux du lac. RTA propose le statu quo sans égard au scénario envisagé de façon concertée par le milieu.

Le second élément est celui des droits et responsabilités. RTA persiste à privilégier une gestion privée du lac Saint-Jean, qui est pourtant une ressource collective. À cet égard, le gouvernement doit intervenir et revoir les privilèges donnés en 1926. Ce qui amène le troisième élément à savoir, l’instauration d’une gouvernance démocratique et collective. Le quatrième point fait référence au modèle de gestion à privilégier, soit une planification intégrée des ressources pour l’ensemble du bassin du lac Saint-Jean, selon une approche de développement durable. Enfin, dernier élément, il est nécessaire de définir un meilleur équilibre dans la mise en valeur des différents potentiels du lac Saint-Jean et de tenir davantage compte des droits et intérêts de la Première Nation des Pekuakamiulnuatsh.

Les parties prenantes s’entendent pour revendiquer une gestion durable et responsable du lac Saint-Jean, en proposant la création d’une commission de gestion durable du lac Saint-Jean. Cette nouvelle instance, en plus d’être transparente et imputable, permettrait une participation des utilisateurs à la gestion de la ressource donc, à l’écoute des besoins de toute la collectivité.

Le lac Saint-Jean fait partie depuis toujours de notre quotidien et nous devons faire en sorte qu’il en soit de même pour nos enfants.

admin  /  30 septembre 2016