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Développement durable

Une approche de développement durable

Les trois MRC du Lac-Saint-Jean et la Première Nation des Pekuakamiulnuatsh proposent une démarche innovante : une approche de développement durable basée sur le vécu et l’expérience des citoyens vis-à-vis un territoire considéré comme un patrimoine collectif pour eux.

Les élus participent à ce débat important et nous espérons qu’il soit le plus ouvert possible dans le but de favoriser une large acceptabilité sociale quant aux choix qui devront être faits pour notre lac.

Les MRC et la Première Nation des Pekuakamiulnuatsh entendent faire le nécessaire pour établir ces consensus et les porter aux instances décisionnelles et gouvernementales.

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En s’inspirant des principes et des bonnes pratiques recensés auprès de différents organismes internationaux, l’Institut du nouveau monde (INM) a établi huit « règles de l’art » ou conditions à instaurer afin d’assurer la réussite d’un exercice de participation publique. Ceux-ci ont été mis de l’avant dans l’approche utilisée par les trois MRC et la Première Nation des Pekuakamiulnuatsh:

1

Adéquation entre les objectifs, les mécanismes et les ressources investies

Les MRC et la Première Nation conviennent de l'importance d’allouer les ressources, humaines et matérielles, nécessaires à l'atteinte de nos objectifs. Le temps est aussi une ressource essentielle, puisque la participation s’inscrit souvent dans la durée. D'ailleurs, la contribution des parties prenantes est exemplaire à cet effet.

2

Indépendance

Un exercice de participation publique doit être piloté par une instance crédible et indépendante. L’instance doit respecter des règles d’éthique connues de tous. Il s’agit d’une des prémisses de l’engagement des MRC et la Première Nation dans la démarche.

3

Qualité et accessibilité de l’information

Les MRC et la Première Nation s'engagent aussi à ce que l'information fournie aux parties prenantes soit objective, complète, claire et pertinente. Elle est aussi gratuite et facilement accessible.

4

Accès au processus et diversité de participation

Visant la recherche objective de l'intérêt collectif et pour construire un consensus social autour d'un mode de gestion durable du lac Saint-Jean, les MRC et la Première Nation ont mis en place un comité représentatif des citoyens; le comité des parties prenantes. Les parties prenantes sont les utilisateurs de la ressource collective qu'est le lac Saint-Jean et le comité des parties prenantes les représente.

5

Communications adéquates

Les parties prenantes sont convoquées et informées dans des délais raisonnables et prennent part à la création du consensus social. Les citoyens et citoyennes peuvent recevoir toute l’information pertinente à la compréhension du dossier et ainsi suivre les travaux en cours, notamment via le site Internet. Ce site permet un accès équitable à toute personne intéressée ou susceptible d'être touchée par le résultat de notre démarche.

6

Clarté des modalités de participation

Les modalités de participation des parties prenantes ont été adaptées au contexte. Elles ont été discutées dès le départ des travaux du comité des parties prenantes. Ces modalités sont venues préciser les personnes qui peuvent participer, le lieu, l’horaire, l’ordre du jour, la documentation disponible, la procédure d’expression (droits de parole, commentaires, etc.). De plus, des rencontres périodiques avec l’ensemble des parties prenantes ont été tenues afin de permettre un suivi de la démarche et une validation des travaux.

7

Prise en compte de la participation dans la décision

Les parties prenantes ont été informées de ce que l’on attendait d’eux, en précisant d’emblée leur degré d’engagement et d’influence, de quelle manière le résultat de leur participation sera pris en compte par les décideurs, et les élus se sont engagés à porter le consensus social aux instances décisionnelles et gouvernementales.

8

Transparence et suivi

Les MRC et la Première Nation ont précisé dans quels délais, sous quelle forme et par quels moyens les résultats de la participation des parties prenantes seront communiqués et de quelle manière un suivi sera assuré.

Un projet collectif

Cette approche permet aux parties prenantes de s’approprier le projet, de l’améliorer, de l’adapter à leur image pour en faire un projet collectif. Cette intelligence collective des parties prenantes apporte à la démarche une information qu’aucun spécialiste ni qu’aucune modélisation ne peut lui apporter, car elle est de l’ordre du vécu des participants, du sacré, du symbolique.

Les instances municipales ont la représentativité et la légitimité nécessaires pour arrimer les différents intérêts et favoriser l’acceptabilité sociale d’un tel projet collectif.

C’est pourquoi il est important pour les élus municipaux d’être en mesure de favoriser la coconstruction du projet de gestion durable du lac Saint-Jean.  Cette réflexion commune des parties prenantes permettra l’arrimage aux valeurs de notre communauté et aux attentes de notre milieu envers le promoteur Rio Tinto.